21 juillet 2004

Rillettes

Camille Abaclar donnait une lecture de « Je suis le ténébreux » dimanche dernier à la Possonnière, le manoir natal de Ronsard. Les photos de M. sont visibles à cette adresse.

Un week-end très riche en découvertes, en rencontres, et en rillettes.

L'auteur d'un livre célèbre et qui a marqué N. était présent. Très grand, bronzé, un personnage. Je lui ai acheté le livre en question que je lui ai demandé de dédicacer pour N. Mais N. aurait été horriblement déçue si elle l'avait rencontré elle-même : ce type, à l'égo aussi gros que son écriture démesurée, n'arrêtait pas de faire de la retape pour ses bouquins, comme un vendeur de chaussettes, et n'écoutait rien des autres. Les gens étaient très surpris et même choqués de son attitude. Pendant la représentation de Camille Abaclar, ce monsieur s'est mis à faire du boucan, puis à ranger ostensiblement ses livres. Il est parti sans dire au revoir avant la fin. Un vrai goujat ! Mais, comme dit N., « pour moi J.J. ne sera jamais que le petit garçon de l'histoire, pas le type que tu me décris ».

Quelques éditeurs de la région étaient aussi présents.
J'ai acheté un livre d'anagrammes sur Agnès Sorel, très chouette, ainsi qu'un vieux bouquin de typographie. Nous avons été reçus comme des rois dans le château de la Volonière, que je recommande pour l'accueil de Claude, et le décor trop kitsch de ses chambres ou appartements.

Au retour, lundi, une petite halte-visite à l'abbaye de Fontevrault. L'abbatiale est une pure merveille.

20 juillet 2004

Lance

Bon, j'ai attendu qu'ils soient arrivés pour la faire, mais c'était couru d'avance : Villard de Lans Armstrong !

14 juillet 2004

Marche

À la fin du défilé du 14 juillet commenté par Charles Villeneuve : «Le défilé se termine sur TF1, et maintenant ‘Attention à la marche’»

05 juillet 2004

Baliverne (2)

Et c'est seulement en envoyant ce post que je réalise que dans « baliverne » il y a « libéré ». Je me mets maintenant à faire des anagrammes en dormant !

Baliverne

J'ai rêvé cette nuit que je devais écrire un article sur B. pour le journal « Dauphiné Baliverne ».

02 juillet 2004

Saint-Chinian

Soirée œnologique hier à Issy les Moulineaux, en présence de Santini avec son gros cigare. On y a dégusté des Saint-Chinian, vins sans doute arméniens selon le député maire, toujours le pot pour frire. Il faut dire qu'il y a une forte communauté arménienne dans sa ville. Quant à moi, j'ai adoré le Saint Chinian, mais moins apprécié le nain si chiant avec qui nous avons terminé la soirée...

30 juin 2004

Rimes

Il y a un nouveau mendiant place de Clichy, c'est un poète ; il chante à ceux qui viennent tirer du fric au DAB du Crédit Lyonnais : «Allo je suis retraité et il me manque 50 cts pour manger, et je suis au désespoir de pas manger de poires». Ou sa variante : «Et mon grand dépit, c'est de pas pouvoir manger de raviolis».

À cause de lui

Pris sur le vif par TF1 vers 13 h 05 : on interviewe des irakiens sur le sort qu'ils souhaitent pour Saddam Hussein.
« La peine de mort » répond l'un des interrogés sans hésiter. « C'est à cause de lui que les Américains sont ici »

29 juin 2004

Lien

Jean-Rémi Gratadour m'envoie les références d'un site web consacré aux blogs d'intellectuels, d'analystes et d'universitaires,dans lequel j'ai trouvé cette page qui traite des blogs littéraires et que je vous recommande chaudement.
http://blog.lib.umn.edu/blogosphere/labyrinth_unbound.html

28 juin 2004

Saucisson

A. m'a prêté un livre rare, le nouveau savoir-manger de Paul Reboux (oui, le Reboux de À la manière de) qui contient des recettes de cuisine pour temps de pénurie, comme la mayonnaise sans huile et sans œuf ou les crêpes à l'eau.
En le lisant, je me suis rappelé cette histoire que m'avait racontée ma grand'mère: pendant la guerre, et malgré les restrictions, elle s'était procuré un magnifique saucisson, mets de fête qu'elle voulut conserver pour le manger en famille à Noël. Et pour le garder à l'abri des bêtes, elle l'avait suspendu à un fil. Le repas de Noël arrive, fière et heureuse elle décroche le saucisson et le coupe: las! Il était creux et rempli de fourmis. Car les fourmis, aussi affamées que les hommes, n'avaient pas, elles, de tickets de rationnement. Elles avaient donc trouvé le moyen, pendant ces semaines où pendait le saucisson, de l'atteindre discrètement en marchant sur le fil, d'y pénétrer et de le bouffer de l'intérieur. Ma grand'mère pleura, mais cela ne fit pas revenir le saucisson...

26 juin 2004

Maturité

Beaucoup de monde jeudi à l'inauguration du marché de la poésie. Ça a dû continuer vendredi, mais je n'y étais pas, j'étais à l'Assemblée Générale du GESTE et à la remise, à la maison de Radio France, du prix Michel Colonna d'Istria (dont je rendrai compte sur Internénettes). Michel, là où il est, peut être fier de son fils qui a prononcé un discours d'une maturité étonnante.

23 juin 2004

22e marché de la Poésie

Demain jeudi après midi, place Saint Sulpice, s'ouvre le 22e marché de la poésie. L'occasion d'ajouter deux liens à ce blog, ceux des revues Formules et Formes Poétiques Contemporaines, éditées par Reflet de Lettres, qui y auront leur stand.

15 juin 2004

L'APPEL À TARTES DU 18 JUIN

APPEL À TARTES DU 18 JUIN

« Moi, Élisabeth, actuellement à Paris, j'invite les bloggeurs et les spipeurs qui se trouvent en territoire parisien ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs écrans ou sans leurs écrans, j'invite les littéraires et les artistes qui se trouvent à Paris ou qui viendraient à s'y trouver, à répondre à l’appel à tartes du 18 juin.
Quoi qu'il arrive, la flamme de la tradition des pique-niques ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. »

Pour voir l'Appel à tartes original et intégral au format PDF, ainsi que les détails secrets du rendez-vous, cliquez ici

22 octobre 2003

Agrément

Entendu lors d'un conseil d'administration : « il faut bien examiner les condiments d'agression ».

17 septembre 2003

APF

Entendu hier à la télé aux informations avant le match Real-OM : "l'association des paralysés de France tape du poing sur la table". Il vaut mieux ne pas être paralysé des bras.

12 septembre 2003

Cigognes

Au numéro 19 de la cité Bauer (nom de l'ancien propriétaire) dans le quatorzième arrondissement, il y a une invraisemblable maison dont la partie donnant sur la ruelle et le portail d'entrée découpé en forme de coeur sont faits de bois peint et orné de bas reliefs et de divers motifs qui font penser à la fois à l'Alsace (n'y a t-il pas quelque chose comme une cigogne ?) et à la Chine (à cause du petit toît au dessus des planches et de fleurs plus proches du lotus que de la tulipe). Un motif plus gros que les autres représente un berger assis avec son chien et son troupeau de moutons. En face de la maison, il y a un petit square. Ca doit être délicieux, d'habiter là.

Poirier

Au 14 rue la Boëtie, à Paris, il y a une galerie de peinture dans laquelle je suis entrée tout à l'heure entre une réunion et un déjeuner, attirée par un tableau d'un certain Verinde en vitrine.
Je ne connaissais pas ce peintre contemporain d'origine flamande, influencé par Bosch, et dont les toiles sont très oniriques. Et je ne connaissais pas non plus Jacques Poirier, exposé au sous-sol de la galerie, qui m'a lui complètement médusée. Il a une technique époustouflante et parfaitement adaptée à l'exécution du trompe l'œil, mais son hyperréalisme est appliqué à des choses qui ne sont pas du tout réalistes, comme les jeux de mots. Un tableau représentant par exemple un mannequin de bois qui court en tenant une carte à jouer (le 10 de coeur), à côté d'un château de cartes où l'on reconnaît la papesse et l'ermite des tarots, et d'un étau dans lequel est retenue une autre carte (un 2 de trèfle), outre qu'il retiendra l'attention par sa perfection technique et son ambiance mystérieuse, pourra se lire comme un rébus « le dix court deux lames étau deux par des cartes », le discours de la méthode par Descartes.

11 septembre 2003

Attentat

Aujourd'hui, à 14 h 46 très exactement (heure locale) j'ai libéré Bartleby le Scribe, d'Herman Melville, sur une tablette dans une rame de métro de la ligne 13, à la place Clichy. J'avais écrit une dédicace du style « ce livre a été libéré le tant à telle heure par N. Ami lecteur, si tu le récupères etc. » Un peu avant la station Gaîté, un touriste italien qui lisait la Republica s'en est emparé, a lu attentivement la quatrième de couverture, puis la dédicace, deux fois, puis est sorti en l'emportant sans autre forme de procès. Plus tard, j'ai eu beau chercher, je n'ai pas vu d'autre livre libéré. Suis-je la seule a avoir suivi le mot d'ordre d'attentat poétique du 11 septembre ?

07 septembre 2003

Catastrophes

La vie a repris son cours : je travaille sur la mise à jour d'Internénettes qui doit avoir lieu demain comme chaque 8 du mois depuis 1996. J'ai rendez-vous avec Billauman demain aussi, pour faire le point sur l'expérience haut débit de Pau, qui peut intéresser les éditeurs membres du Geste comme jadis l'expérience de Vélizy pour le Minitel. Le second numéro de FPC est en gestation déjà bien avancée, si l'on en croit la réunion d'hier midi. J'adore ces réunions, où l'on passe plus de temps à discuter de poésie que d'organisation, ce que tout le monde (sauf moi qui ne suis pas du sérail) a l'air de trouver normal. J'ai donc beaucoup appris, sous ce prétexte, sur l'importance de la théorie des catastrophes dans l'explication de l'histoire de la poésie chez Roubaud, et sur l'alcoolisme chronique des poètes contemporains belges.

02 septembre 2003

Boubou

Reprise de blog après deux mois d'absence : c'est la rentrée des bloggers.
J'ai peu écrit, en août, mais beaucoup lu, seule activité possible avec cette canicule.

En rentrant à Paris, cette vision dans le jardin au dessus du forum des Halles : cinq africaines en boubous, trois de front puis deux derrière, qui poussaient chacune une poussette contenant un bébé blond et rose..