
— Je peux vous renseigner, vous cherchez quelque chose ? lui demande la caissière aux ongles fraîchement nacrés, d'un air soupçonneux.
— Non non, hin hin hin, répond le jeune homme de plus en plus agité, je regarde juste les vitrines, hin hin hin. Il danse d'un pied sur l'autre, jette des regards furtifs, autour de lui, puis sort aussi rapidement qu'il était entré.
La caissière grommelle et, s'adressant à son collègue :
— ça sent sa pleine lune, ça. On est quel jour aujourd'hui ?
— le 4 septembre lui dis-je, intriguée.
L'ongle verni de la dame descend lentement les jours du calendrier.
— Tiens! Qu'est-ce que je disais! Pleine lune!
Et, devant mon air interrogatif:
— Avec le genre de marchandise qu'on fait, madame, on attire forcément les gens un peu... bizarres. Et chaque pleine lune, ça ne manque pas, on en voit entrer, ils sont comme aimantés. Avec le genre d'articles qu'on fait.
J'ai appris quelque chose, là. Et puis c'était bien la pleine lune, la preuve, je l'ai photographiée avec mon nouveau zoom que j'ai eu pour mon anniversaire !
Il paraît que les "vrais" Laguiole sont de plus en plus rares, même en france.
RépondreSupprimerLes pleines lunes par contre, sont toujours aussi fréquentes.
Claudius
:o)