
Bien que j'aie de la bouteille, je peux encore mélanger celle de l'eau d'Évian et celle de l'eau de Spa, ce qui prouve que si Jean-Christophe Averty n'entend pas grand chose, moi, je n'y vois goutte.
Guy Ciancia, à qui aucune monstruosité n'échappe, me l'a fait aimablement remarquer, et je le cite : « Fanchon Daemers ne carbure ni à l'éther ni à l'Évian, mais à l'eau de Spa. Seule la licence homophonique peut autoriser à confondre l'eau des Vian et les autres. Spa? »
Guy Ciancia, à qui aucune monstruosité n'échappe, me l'a fait aimablement remarquer, et je le cite : « Fanchon Daemers ne carbure ni à l'éther ni à l'Évian, mais à l'eau de Spa. Seule la licence homophonique peut autoriser à confondre l'eau des Vian et les autres. Spa? »
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Sonnet de Novembre
Je suis seule au bureau, on est le 2 novembre ;
Ils ont tous fait le pont et j’ai quelque remords
De n’avoir aujourd'hui à fleurir aucun mort,
Qui fût un bon prétexte pour garder la chambre.
Mais du club des feignants jamais je ne fus membre ;
En dépit des douleurs qui torturent mon corps,
L’arthrite, le prurit, la scoliose, l’angor,
Je fais face à l’écran, je le toise et me cambre,
Empoignant la souris dans un dernier effort,
Chatouillant du clavier l’électronique plume,
Je m’apprête à saisir mon rapport, bref j’assume,
Quand, détournant les yeux, je vois l’Hiver dehors,
Et dans le ciel laiteux que nul astre n’allume,
La bave d’un soleil sur un buvard de brume
EC
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Sonnet de Novembre
Je suis seule au bureau, on est le 2 novembre ;
Ils ont tous fait le pont et j’ai quelque remords
De n’avoir aujourd'hui à fleurir aucun mort,
Qui fût un bon prétexte pour garder la chambre.
Mais du club des feignants jamais je ne fus membre ;
En dépit des douleurs qui torturent mon corps,
L’arthrite, le prurit, la scoliose, l’angor,
Je fais face à l’écran, je le toise et me cambre,
Empoignant la souris dans un dernier effort,
Chatouillant du clavier l’électronique plume,
Je m’apprête à saisir mon rapport, bref j’assume,
Quand, détournant les yeux, je vois l’Hiver dehors,
Et dans le ciel laiteux que nul astre n’allume,
La bave d’un soleil sur un buvard de brume
EC
Excellent sonnet ,j'apprécie ! biz Lélo
RépondreSupprimerMerci Lélo !
RépondreSupprimerSais-tu que ce sonnet est un sonnet "inspiré" ? J'ai rêvé le dernier vers la nuit précédent ce post, et j'ai construit le matin le sonnet autour !