29 octobre 2008

Soumise

J'étais blonde aux cheveux mi-longs, me voici depuis hier rousse aux cheveux courts sur une lubie de ma coiffeuse. Je la laisse faire ce qu'elle veut, je lui suis entièrement soumise. Elle me tient par la magie de son massage crânien qui me hérisse le dos et me retourne les doigts de pieds. Rhaah lovely !

27 octobre 2008

Un week-end dans le Nord (3)

video

Dimanche à Lille, au «Tri postal» Raoul a apprécié l'expositition des «Voix magnétiques» comme le prouve cette vidéo.

Un week-end dans le Nord (2)













Laurence Flahault chante des poèmes de Jacques Roubaud et de Martin Granger, mis en musique par lui-même. Au clavier, encore Martin. C'était samedi 25 octobre à la médiathèque de Tourcoing.

Un week-end dans le Nord (1)



Retour d'un week-end dans le Nord : samedi, à la médiathèque de Tourcoing, trois Oulipiens (Ian Monk, Frédéric Forte, Hervé le Tellier) faisaient une lecture, Martin Granger & Laurence Flahault chantaient du Roubaud et du Granger.

23 octobre 2008

Plancher


Si j'ai bien compris le reportage de France 2 à l'instant, les magistrats se plaignent de ce que le parquet les oblige à appliquer les peines plancher. M'enfin, ils ne peuvent tout de même pas appliquer les peines plafond? J'ai l'impression qu'on va dans le mur, là.

19 octobre 2008

Jardins


Grande balade à pied dans un Paris ensoleillé : on se serait cru au printemps sans les feuilles mortes qui jonchent les jardins.
N et R sont partis aux aurores ce matin pour New-York, et arrivés sans encombre. À l'heure qu'il est (21 h 28 ici, 15 h 28 là bas) ils doivent être en train de se promener eux aussi, sous le même soleil ou presque (la température est de 13° contre 17° chez nous à la même heure).
Dans Central Park, les amoureux ressemblent certainement à ceux du Palais Royal où j'ai pris cette photo.

Terza Rima


Un fidèle lecteur, qui préfère les mails perso aux commentaires, privant ainsi les innombrables fans de ce blog des bienfaits de son érudition (qui est grande) me signale, à propos de mon post sur le dernier jeudi de l'Oulipo, que la terza rima n'a pas été inventée par Dante mais que celui-ci l'a empruntée à son maître Brunet Latin, lequel l'avait piquée à on ne sait qui. Il y avait, dit-il, une forme voisine en quatrains enchaînés.
Ce lecteur assidu, que vous avez certainement reconnu, poursuit son message en apportant des précisions importantes sur la forme appelée «étreinte» par Paul Fournel et plagiée par anticipation par un troubadour. Je le cite :
Cette forme a été retrouvée dix fois avant lui, et en ce siècle par Dylan Thomas, Queneau et Jacques Réda (rimes ou mots-rimes).

Il a bien évidemment raison.

18 octobre 2008

Grève


Quel beau week-end en perspective ! Quel soleil !
Ils devraient faire grève plus souvent, les gens de la météo, dit M.

Poubelle


Le montant de la redevance de la collecte des ordures dépendra dorénavant du poids et de la nature des déchets rejetés.
— « Si tu dois te débarrasser d'une enclume, dit M., tu sais maintenant où la mettre : dans la poubelle des voisins ».

Vendredi


J'étais curieuse de découvrir ce nouvel hebdo, que j'ai acheté hier à ma kiosquière elle aussi passionnée. Et surprise de trouver dans l'ours en qualité de conseiller, aux côtés de Philippe Cohen, un autre Philippe, Labarde — que j'ai croisé jadis quand il était à la Tribune.
Après lecture attentive, je me pose une question : à qui s'adresse ce journal ? Si c'est aux blogueurs, twitteurs, réseauteurs et autres dingues de la toile comme moi, je ne vois pas l'intérêt de reproduire sur papier ce qu'on a déjà pu lire sur sa page Netvibes ou iGoogle. D'autant plus que ça n'est pas interactif et que les images ne bougent pas. Et si c'est aux autres, ceux qui méprisent le web par principe, ceux qui savent mal s'en servir, ceux qui n'y ont pas accès, pourquoi iraient-ils l'acheter ?

17 octobre 2008

Lauréates


Ma copine Catherine Marry ayant eu le prix Irène Joliot-Curie, qui «récompense une femme ayant apporté une contribution personnelle remarquable dans le domaine de la recherche publique ou privée en France», je me suis retrouvée hier soir rue Descartes au ministère de la Recherche, pour écouter les discours de Valérie Pécresse et de Louis Gallois, féliciter Catherine et rencontrer les trois autres lauréates.
Bravo à Louis Gallois d'avoir fait acte de présence, malgré la crise financière qui doit l'occuper à quasi plein temps en tant que CEO d'EADS, sponsor de l'événement. Il n'a d'ailleurs pas fait que ça : il s'est payé le luxe de critiquer franchement les polytechniciens qui partent tous dans la banque au lieu d'aller soutenir l'industrie, et finissent par fabriquer les produits financiers zarbis qui sont en partie à l'origine de la crise. Il est vrai que c'est un HEC, lui. Valérie Pécresse, bon discours par ailleurs, s'est du coup sentie obligée de rectifier et de défendre ses X. Gallois, mort de rire, se gondolait sur son fauteuil.
Les 450 personnes présentes n'avaient pas pu rentrer dans la salle qui n'en contient que 200. La moitié a dû se contenter de suivre la cérémonie de remise de prix sur écran. Chaque lauréate a eu droit, en plus du prix, a un petit film sur sa vie, très bien réalisé. Celui de Catherine mettait l'accent sur son jardin secret, la musique (elle est altiste).
Pendant le pot qui a suivi, jai rencontré avec plaisir la plus jeune des quatre récompensées, Katell Berthelot, (encore une HEC !) spécialiste du judaïsme ancien, qui parle une douzaine de langues, et dirige une édition bilingue des manuscrits de la Mer Morte.
Et tout cela s'est terminé par un bon pot au feu avec Catherine, sa sœur, ses enfants, ses nièces, sa petite-fille, ses copines, dans un bistrot à côté du Panthéon.

15 octobre 2008

Princesse


Parmi les nouvelles intéressantes entendues au Salon de la Revue où j'ai passé le week-end dernier à tenir le stand de Formules: une très prochaine réédition de La Princesse Hoppy ou le Conte du Labrador de Jacques Roubaud, aux éditions Absalon, un livre illustré par Étienne Lécroart.

06 octobre 2008

Bailout

Le bourses chutent mais l'or monte.
Voilà pourquoi ceux qui ont acheté ce soir vont se faire des couilles en or.

04 octobre 2008

Rond-point (2)


Décidément, il y a des fusées à tous les ronds-points. Celle-ci c'est Ariane, ou du moins son modèle réduit. Il y avait foule sur les Champs-Élysées pour l'admirer, elle et plein d'autres objets volants que nous avons plus ou moins identifiés: l'ancêtre de l'hélicoptère, le premier avion à avoir exécuté un looping, un planeur, un Rafale, une maquette d'avion furtif, etc. Devant un imposant radar qui tournait sur lui-même et un drone dernier cri bourré de caméras prêt à bondir sur sa rampe de lancement d'au moins 15 tonnes, M. s'est écrié : «c'est bien beau mais comment font-ils pour trimballer tout ça dans les montagnes d'Afghanistan?»

Au feu

Entendu ce matin à Europe 1 un pompier volontaire répondre à l'intervieweur, qui lui demandait jusqu'à quand il allait faire ça : «tant que la flamme qui m'anime brûlera».

03 octobre 2008

Pleines formes

«En pleines formes», les Oulipiens, pour leur rentrée à la BNF hier soir. Paul Fournel donna en intro quelques nouvelles plutôt rassurantes de François Caradec dont il nous lut quelques parapèteries comme «rien n'est plus bath qu'une belle botte» ou «les Italiens ne chantent pas dans les Pouilles». Michelle Grangaud nous fit découvrir à l'oreille et à l'écran un pantoum homophonique intitulé «alors tôt graph» et quelques anagrammes, Jacques Jouet donna trois extraits de son dernier bouquin, MRM, écrit selon la forme inventée utilisée par Dante, la terza rima, et à paraître très prochainement chez P.O.L, ainsi qu'un Chant Royal, Marcel Bénabou évoqua dans une adaptation très drôle d'un chapitre de son épopée familiale les difficultés qu'il avait eues à construire ce roman selon le modèle du temple de Jérusalem à l'instar de Proust avec sa cathédrale, Paul Fournel nous fit part d'une nouvelle contrainte, l'étreinte, qui consiste à faire rimer le premier vers du poème avec le dernier, le second avec l'avant dernier etc., forme plagiée par anticipation et par un troubadour gênois, Bonifaci Calvo, qui la nomme retrogradatio. Puis il permit au public d'exercer sa sagacité avec quelque Chicagos ayant pour objet les villes européennes. Ian Monk nous lut successivement «la plainte de la maman», «le silence déprimé du père» et «l'engueulade de la patronne», trois poèmes en 6 strophes de 6 vers de 6 mots chacun. Hervé le Tellier se livra à un exercice de réécriture autoréférentielle de la phrase «il m'arrive de penser que je pourrais reprendre une phrase sans en être satisfait» avant de passer à des «légendes de dessins non accompagnées de dessins», telles que «amibe très divisée sur son avenir» ou «pervers sexuel en voie de guérison». Comme à son habitude, Olivier Salon nous fit rire avec un texte jouant sur l'ambiguïté du mot forme, qui signifie également embauchoir, pour en arriver à la conclusion évidente que «les formes élargissent les pieds des alexandrins». Enfin Frédéric Forte nous montra que ses sonnets plats ne paraissent pas si plats que ça quand il les lit.

La pizzeria habituelle ayant fermé, Malo nous en fit découvrir une autre où nous poursuivîmes la soirée dans la joie et la bonne humeur. Aux habitués s'étaient joints quelques anciens de Cerisy et de Pirou, très vite intégrés à la petite bande. Les pizzas se sont avérées nettement meilleures que chez le précédent loufiat, et l'Orvieto a coulé à flots.

01 octobre 2008

Rond point


Et voilà la photo du fameux rond-point de Chabeuil, dont la fusée lunaire devrait bientôt être obligée de décoller grâce aux bons soins de Moulinsart SA.

Une caillette géante serait moins décorative, reconnaissons le.