20 décembre 2002

Noël

Joyeux Noël à tous.

Grand'messe

Grand'messe de l'Internet français hier à la Chambre de Commerce de Paris, à l'occasion de la sortie du livre blanc Acsel-Fing sur le Haut Débit. Je serais morte d'ennui sur ma chaise, si je n'avais eu la bonne idée de faire asseoir l'illustre Billauman à ma droite, et comme chacun sait il n'a pas sa langue dans la poche. Après quelques considérations sur les rapports de la bande passante avec la passe bandante qui nous valurent l'affichage, sur la nuque de Jean-Michel Planche qui était devant nous, d'un petit bristol marqué Chut! (mais il rigolait aussi), Billauman s'insurgea contre les propositions de la puissance publique — bande largement représentée — visant à développer le satellite au lieu de la fibre optique. «54 mégas, si on est tous connectés dessus, yapu de bande passante !» grommelait-il jusqu'à ce qu'il décide de quitter cet endroit pour le bistrot d'en face, nettement mieux pourvu en liquides ambrés. Suivi aussitôt dans ce lieu de perdition par l'Helvète et le Chti (ne jamais perdre une occasion de boire une bière !) qui s'ennuyaient ferme de leur côté en attendant le cocktail improbable, lesquels furent rejoints par le Sultan (appelé ainsi, pour ceux qui ne suivent pas les romans photos d'Internénettes, en souvenir du temps où il était Consultant mais pas con) qui venait d'être papa et voulait fêter ça, et par moi-même, munie de mon exemplaire du bouquin, blanc effectivement.

Nous avons enfin pu discuter de choses sérieuses. Par exemple, du camping-car de Billauman, sponsorisé par Citroën, Cisco et quatre ou cinq autres petites marques de ce genre, dûment pourvu en antennes Wi-Fi et équipements divers, avec lequel il compte, en bretelles jaunes et casquette, pousser jusqu'au Pôle Nord. Il reste juste à régler quelques petits problèmes de transpondeur, ce n'est pas si facile que ça apparemment de pointer sur le bon slot, moi je vous dis ce que j'ai entendu mais je n'y comprends pas grand'chose.

Là dessus, l'Helvète ayant insolemment demandé à Billauman s'il avait prévu une chambre pour le sénateur L. dans le camping-car, la conversation s'oriente sur l'expérience de Pau, pour aboutir à une conclusion qui met tout le monde d'accord : si on parle de haut débit, au moins Pau, c'est pas du pipeau !

Sur cette constatation évidente, ce blog se met en vacances de Noël jusqu'au début janvier.
Bonnes fêtes à tous.

18 décembre 2002

Palindrœnologie

À midi, j'ai bu un grenache espagnol de la région de Navarre, doté d'un nom bizarrement palindromique : il s'appelle Castello de Olite.
Une question se pose alors :
Est-il eau ou Ethylo ?

@

Jean-Pierre Lacroux, qui en était un farouche partisan, aurait été content du choix de la commission pour le nom du @, «Arobe». L'embêtant, c'est que personne ne le prononce comme ça, et qu'à part une dame au téléphone qui m'a un jour parlé du «A obèse» (sic), j'ai toujours entendu parler de l'arobase.
Enfin, je saurai maintenant que si son fournisseur d'accès Internet s'appelle Dechambre, mon copain Émile pourra revendiquer une adresse dans ce genre : «et mit la robe de chambre point barre».

16 décembre 2002

Tours

Le deuxième épisode du Seigneur des Anneaux s'appelle Les deux tours.
Ils ont bien fait de ne pas le sortir le 11 septembre.

14 décembre 2002

Variété

À partir d'un certain âge ou d'un certain nombre d'expériences, les aphorismes du genre suivant paraissent, je l'espère moins, prétentieux :
Il me semble qu'il y a plus de variété dans la douleur que dans le plaisir.

13 décembre 2002

Oupeinpo

Au resto, après la représentation à Jussieu de «l'Hôtel de Sens» par l'Outrapo et l'Oupeinpo, le peintre Claude Chautard nous a expliqué comment il faisait de l'Oupeinpo sans le savoir depuis toujours : en particulier il est le seul à ma connaissance à avoir réalisé des peintures sans support.
Comment cela ?
Eh bien il peignait sur film plastique, et il décollait le plastique après, ce qui fait qu'il ne restait que la peinture.

11 décembre 2002

Sang

Je reviens de la conférence de presse de lancement d'Autrans 2003. Peu de journalistes, le jour et l'heure n'étaient pas bien choisis. Bruno Oudet, Jean Faure (le sénateur-maire d'Autrans) et Daniel Kaplan, s'ils étaient déçus, ne l'ont pas fait paraître. Quant à Fabienne, qui avait tous les dossiers, elle n'est arrivée qu'à la fin. Que s'était-il passé ? La concierge de l'immeuble où elle était avait pété un câble, mais pas seulement un câble : également la voiture et la tête d'un ouvrier qui faisait des travaux dans l'immeuble. Il y avait du sang partout dans la cour. La pauvre Fabienne en tremblait encore !

10 décembre 2002

Case

Hier après midi, big réunion à propos du projet de loi sur l'Économie Numérique.
C. se lançant dans un un plaidoyer pour la «case à cocher», N. me dit à l'oreille : «Elle a une cause à cacher ?»

08 décembre 2002

Boulangerie

Comment s'appellent les filles du boulanger Poilâne ? Apollonia et Athéna.
Comment s'appellent les filles de Fenouillard ? Artémise et Cunégonde.

Fromages

Hier, à la soirée de Boulogne, quelqu'un a mis sur un plateau deux fromages. Beaufort et Comté.
Confort et Beauté ? Heureux présages que ces fromages ! Nous les avons mangés, ainsi qu'un excellent foie gras, dans cette maison pleine de livres où figuraient en bonne place les œuvres complètes d'Anatole France.

05 décembre 2002

Assis

Mais qu'ai-je donc entendu à Europe 1 ce matin ??
Que des anciens combattants de la guerre d'Algérie s'étaient massés quai Branly !!!
Franchement, moi je dis que même debout, ils n'auraient pas dû faire ça en public.

(pour les amateurs : le contrepet sur les mots en italique est double).

Bitova

Hier soir grâce à Martin, nous sommes allés écouter Iva Bitova à la Maroquinerie — une salle encaissée, enfumée, petite, pleine à craquer, dans des conditions de sécurité limite. Pour cela, il nous a fallu subir une bonne heure de première partie assourdissante, par un groupe composé de deux ou trois de ses musiciens, plus un quatrième, hurleur plutôt que chanteur. Mais ça valait le coup d'attendre. Cette bonne femme a un orchestre dans le gosier, une présence subjugante, une technique tellement assimilée qu'elle en paraît naturelle, et en plus elle est belle.

Morue

À l'Assemblée Générale des Internénettes, mardi soir chez Arlette, Marie-Christine a raconté l'histoire de sa grand-mère, d'origine italienne, qui faisait dessaler la morue dans sa chasse d'eau (un luxe à l'époque) parce que c'était le meilleur moyen d'avoir de l'eau régulièrement renouvelée. Précision utile : la morue était attachée par une ficelle pour ne pas risquer de la retrouver dans la cuvette.

02 décembre 2002

Perroquet

Danièle a deux perroquets, dont nous avons pu samedi soir mesurer les progrès, eux qui ne parlaient pas quand elle les a eus. Le plus jeune, jaloux de ne plus être le centre de la soirée depuis qu'elle l'avait remis dans sa cage, s'est mis à pousser des cris effroyables qui vous déchiraient les tympans. Il faut croire que les perroquets en ont aussi, des tympans, car le plus vieux, réputé pour son flegme, l'a soudain perdu l'espace d'une seconde pour crier à son congénère : «Arrête !»

Volcan

Deux news dans le Libé de ce matin :

La lave descend du volcan, traverse la route nationale et tombe dans la mer, ce qui n'était pas arrivé depuis 1986.
C'est la Réunion, et c'est le Piton de la Fournaise.

Sarkozy, ayant été traité avec mépris par Juppé, se venge en paroles devant les militants de l'UMP.
C'est la désunion, et c'est le pire nom de la foutaise.

29 novembre 2002

Exercices de style

La librairie Nicaise (145 bd St Germain) expose les illustrations originales qui figurent dans la réédition d'Exercices de Style chez Gallimard Jeunesse. Il y en a trois ou quatre d'excellentes. E.A. peste contre ce bouquin qu'il juge «impraticable». Bof, pas plusse ni moinsse que Cent mille milliards de poèmes. Et aussi rigolo. Je me suis même fait offrir l'édition de tête «reliée toile et frappée au fer à dorée bichrome». J'ai l'exemplaire n° 34. Ravie de revoir aussi certaines des illustrations originales de Carelman pour l'édition de 63.

28 novembre 2002

Deux mondes

À l'issue d'une table ronde que j'animais hier après-midi au salon i-contenus, quelqu'un est venu me voir : en fait un membre de la liste Oulipo, qui, en tant que verbicruciste, auteur de jeux et de problèmes de scrabble, était venu au salon chercher des clients potentiels.
Le monde du travail et celui des hobbies se rencontrent parfois inopinément, c'est bien agréable.

25 novembre 2002

Aube

Hier, donc, au cercle Bernard Lazare, Bernard Magné et Marcel Benabou ont parlé de Perec. Un acteur lisait des passages de différents textes. Benabou a été interrogé sur les rapports de Perec avec sa judéité et avec Israël : ses réponses claires et nettes ont dû décevoir certaines personnes. Mais je retiens surtout une interprétation inédite et intéressante du début des Choses par Magné. Et plus exactement des trois gravures du premier paragraphe,
"représentant l'une, Thunderbird, vainqueur à Epsom, l'autre un navire à aubes, le Ville-de-Montereau, la troisième une locomotive de Stephenson".
À propos de la deuxième, qui témoigne de l'influence de Flaubert, (emprunt à L'Éducation sentimentale) Magné remarque qu'il n'est jamais question d'aubes dans Flaubert. Aube qui renvoie en fait à la mort du père à l'Aube et dans l'Aube (W ou le souvenir d'enfance).
À propos de la première, Magné y voit une évocation de la course de chevaux de La Disparition (roman sans eux) et donc de celle des parents.
Quant à la troisième, elle lui évoque une autre disparition, dans Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ?, celle de Kara disparu dans le train. Cette «loco émotive» évoque donc, elle aussi, le 11 février 1943, le départ pour Auschwitz de la mère. Et Stephenson ? Fils de Stephen Dedalus, dans Ulysse de Joyce. Fils de la littérature.
À la fin, je suis allée voir Magné, car j'avais remarqué —illumination— que dans Flaubert aussi il y a l'aube.
Ca a eu l'air de lui plaire, cette idée.

24 novembre 2002

Perec

Tout à l'heure à 16 h, au Cercle Bernard Lazare, un hommage à Perec avec Marcel Benabou.

Miss

Qui sont les responsables des deux-cents morts au Nigéria et de la guerre missel-coran ? Les miss, encore elles !

22 novembre 2002

Jumeau

Mercredi, l'enterrement de JPL. Ce n'était pas gai, malgré deux gags qui l'auraient certainement fait rire. D'abord, nous dit Éric, son cercueil trop grand pour le caveau ne pourrait certainement pas y rentrer. Ensuite, en arrivant Alain et moi, nous avions salué C. mais il n'avait pas eu l'air de nous reconnaître. «Quelle tristesse», nous avait-il dit seulement, «quelle tristesse». Pendant la cérémonie, je le voyais en effet pleurer à chaudes larmes. Mais il avait l'œil très sec lorsque je l'ai croisé en revenant de la bénédiction du corps. Bizarre me dis-je, jusqu'à ce que je voie deux C. identiques côte à côte. Lequel est le bon ? «Alain», dis-je à A.Z., «C. a un sosie. Ce n'est pas lui que nous avons salué tout à l'heure».
«Effectivement», nous dit le vrai C. peu après, «j'ai un frère jumeau».

18 novembre 2002

Encore !

Et je ne crois pas me tromper en disant que les oulipiens préfèrent un carré latin à un câlin raté.

17 novembre 2002

Réflexions contrapétiques

Je pense qu'il ne faut pas confondre les droits du foot et l'effroi du doute.

Je pense également qu'il vaut mieux éviter de prendre le trophée Lalique pour un trolley phallique.

14 novembre 2002

Saucisses

À midi, une pensée profonde de M , comme je les aime :
«Celui qui capturera Ben Laden et le montrera à la télé en train de bouffer des saucisses de Strasbourg rendra un grand service à l'humanité».

11 novembre 2002

Lécroart

Hier soir, avec Philippe et Estelle, nous sommes allés chez Étienne Lécroart l'interviewer pour Formules. Philippe est une encyclopédie vivante de la BD. Et Étienne un mec plein de talent. Du coup je rajoute des liens à ma liste, le sien bien sûr mais aussi celui sur Matt Madden, qui a refait en BD ce que Queneau avait fait avec les Exercices de style.

08 novembre 2002

Berge

Hier soir, une séance de jeudi de l'Oulipo un peu décevante, (malgré la présence trop rare de Rosenstiehl), consacrée à la mémoire de Claude Berge. Dans ces cas là, l'après est encore plus appréciable : quand on se retrouve à la pizzeria avec la petite bande, M., R., G., N., les deux A. E., M. tous en train de dessiner des ambigrammes sur les serviettes en papier, de contrepéter, de témoigner des rapports entre le télécran et la musique ou de citer Bobby Lapointe, c'est pas triste, et ma foi, le Claude Berge on s'en tape.
Ce matin changement de casquette, on passe aux choses sérieuses à l'Observatoire du Mail. Le nouveau conseiller du premier ministre n'a pas dit grand chose, et ce qu'il a dit pouvait laisser entendre que nos travaux passés sont de peu d'importance car eux-mêmes, personnellement et sans concertation avec nous, ont résolu le problème en 3 mois, comme nous allons le découvrir sous peu. Bon, on verra bien.
Hier sans tambours ni trompettes l'ART a annoncé un assouplissement de la réglementation sur la WIFI. Nom d'un chien, ça m'a obligée à refaire en partie mon article sur Internénettes dont j'avais réussi enfin à venir à bout !!

06 novembre 2002

Folie

L'autre nuit, en rentrant chez lui, M. a vu un type halluciné, complètement à poil dans la rue, mais nu comme un ver ! B. dit qu'1 % de la population est schizophrène. Et moi, cette nuit, j'ai été brusquement jetée hors du lit à 2 heures du matin par deux coups de sonnette : c'était un type hors de lui, qui avait déjà réveillé N. en hurlant dans la cour de l'immeuble. Il parlait un langage inintelligible. Il est resté derrière la porte un petit moment, on voyait la lumière de la minuterie sous la porte. Puis il est redescendu, sans doute en sonnant chez tous les voisins. N et moi n'en menions pas large. Nous avons empêché M. d'ouvrir la porte. Un moment plus tard, nous avons entendu le même type hurler sur l'avenue. Nous sommes sortis sur le balcon et là je l'ai distinctement entendu crier «je t'ai foutu un coup de pied dans les couilles». Les flics étaient là mais apparemment ils ne sont pas intervenus.

04 novembre 2002

Arc-en-ciel

Tout à l'heure, une averse sur Paris m'a permis de photographier un double arc en ciel très marqué au dessus de Montmartre. Et de composer quelques variations pour pluie, vitre, rideaux et tour Eiffel. J'ai essayé de poster cette photo tout de suite mais blogger s'obstinait à me renvoyer une erreur 104 (java.lang.NullPointerExcept). Je n'ai toujours pas compris pourquoi.
Hier après midi, réunion chez BS pour le prochain numéro de Formules sur le thème Texte-Image. J'ai parlé de Lattier et leur ai envoyé tout à l'heure des photos de certains tableaux, mais je ne pense pas qu'ils aimeront. On verra bien.

03 novembre 2002

Bénéfice

Le bazar du rez-de-chaussée de mon immeuble s'appelait «au franc bénéfice». Il a été racheté par des Pakistanais qui, au moment du passage à l'Euro, l'ont rénové et rebaptisé «à l'Euro bénéfice»...

30 octobre 2002

Montagnes

Voyage éclair en Ardèche pour l'enterrement d'Yvonne, la mère de Lattier. Le nouveau cimetière de Ruoms est haut perché, les morts y bénéficient d'une vue imprenable : à gauche, le mont Lozère, à droite, l'Escrinet, au milieu, le Tanargue. Le Ventoux est caché par des montagnes plus proches, mais on l'a bien vu en redescendant sur la vallée du Rhône. Et le Vercors, en arrivant à Chabeuil, se détachait sur un ciel lavé par le Mistral. Ce qui me manque le plus, à Paris, ce sont les montagnes.

27 octobre 2002

Ça pousse

Grâce à l'heure d'hiver, je me souviens de deux rêves que j'ai faits cette nuit : dans le premier, on répétait inlassablement une scène de viol, parce que les acteurs —Sophie Marceau et Michel Drucker— étaient trop mauvais. Sophie Marceau, le corps agité de soubresauts réguliers, prenait un air langoureux et ne se défendait pas. Quant à son agresseur Michel Drucker, dont on ne voyait dans le champ que la tête et un micro, il se bornait à la pousser par saccades, sans grande conviction.
Dans le second, après la visite d'une très jolie ville, je décidais de me retirer au pied des Pyrénées et de monter une société de vente par correspondance vendant des graines, des bulbes et des plants, et que j'appelais «ça pousse.fr».

23 octobre 2002

Geste

Bon, eh bien ça marche : la photo ci-dessous a été prise hier soir par Jérôme. C'était la 17 ème assemblée générale du GESTE. J'ai fait au moins 70 photos pour le site de l'association, et revu avec plaisir quelques amis, dans le cadre exceptionnel de l'immeuble de Canal plus. Ainsi P. toujours plein d'énergie, qui s'occupe à présent de Terres d'aventures alors qu'il aurait pu, après avoir vendu sa boîte aux rosbifs, couler des jours paisibles sur une île à jouer au golf.

Optimisme

Peut-être était-ce tout simplement parce que je n'avais pas actualisé ma page ..
Réessayons donc !

Perplexité

J'ai essayé aujourd'hui d'envoyer une photo sur ce blog. J'ai rentré le code html, tout s'est édité normalement et la photo apparaissait sans problème mais quand j'ai voulu publier le tout, le blog avait disparu, page blanche ! Bizarre bizarre. D'accord, la fonction n'est pas prévue dans Blogger, mais dans la mesure ou je mets l'adresse de la photo en code, qu'est-ce qui peut s'opposer à ce qu'elle apparaisse ??? Me voilà perplexe.

22 octobre 2002

Prix

J'ai déjeuné hier avec Rémy dans mon ancien quartier. C'est fou ce que ça change, dès qu'on a le dos tourné. Quand j'ai voulu aller à Extrapole, j'ai trouvé à la place Virgin Megastore. Mais les caisses étaient toujours au même endroit et j'ai sans doute payé mes minidisc sony le même prix...

21 octobre 2002

Flash

J'ai mis dans mes liens préférés le site de Joël Guenoun, affichiste et auteur du livre Les mots ont des visages. Il faut absolument voir comment le compteur de vitesse se transforme inexorablement en fauteuil roulant, comment l'infime devient infinie, comment les lettres du mot café s'assemblent pour former une tasse fumante, ou celles du mot clé pour représenter ce qu'elles désignent. Il vous faut absolument le plug-in Flash (4 minimum) mais ça vaut le détour.

Exercice pataphysique

H.M. a demandé aux membres de la liste Oulipo de lui envoyer une autre liste, celle de leurs 27 bouquins préférés. Pressée samedi par Stéphane, je me suis exécutée. C'est un exercice que j'ai trouvé difficile. Les premiers viennent comme une évidence, puis rapidement on est obligé d'opérer des choix, d'éliminer l'un si drôle au profit de l'autre si profond ou inversement, de se torturer pour savoir si l'on peut ajouter tel roman qu'on n'a pas encore lu mais qu'on a acheté pour le lire et feuilleté, et qu'on a vraiment le désir de lire. En retour, H.M. m'a envoyé les listes qui lui étaient déjà parvenues. Il y a des constantes, c'est normal, mais pas forcément celles qu'on attendrait. Baudelaire est un must, Primo Levi aussi, mais également Hergé et Jules Verne. Intéressant.

Revue

Au salon de la revue, samedi, forte concentration d'auteurs et poètes de tout poil, venus rencontrer leurs éditeurs. À ma gauche (j'étais sur le stand de Formules), la revue La Polygraphe qui en édite un sacré paquet. J'ai été frappée par Pauline, une femme à l'écriture aussi étrange que son visage lunaire, qui doit publier quelque chose dans les quinze jours. Sur le stand de Dif'Pop' j'ai acheté les 4 volumes de la jolie collection "Une femme un lieu" éditée par Lunes, pour en parler dans Internénettes.
Pendant ce temps dans le Landernau des NTIC, on s'excite sur l'interview de Jean-Michel. Les uns ne comprennent pas, les autres comprennent trop bien et voudraient que ce soit plus explicite, bref, j'aurais mieux fait de m'abstenir !

18 octobre 2002

Article

L'article est terminé, revu et corrigé par l'interviewé, dont je suis allée écouter une conférence à l'université Léonard de Vinci.
Les étudiants étaient enthousiastes. Plusieurs sont venus le voir à la fin pour le remercier, lui dire qu'il avait du charisme (tiens donc !) et qu'il savait communiquer. Un succès ! J'ai tout enregistré sur minidisc. Après, devant une bibine, je crois que j'ai persuadé notre héros d'ouvrir son propre blog. Eh bien ça fera un lien de plus à recommander !
Ce matin, réunion ACSEL/GESTE sur les weblogs, avec la participation de Vincent Bénard (responsable du site environnement.gouv et connu pour son blog et de Carole Lawday, avec qui j'ai écrit l'article sur le même sujet pour Internénettes. Peu de monde, et c'est dommage, car les interventions étaient de grande qualité et les gens présents (dont Tiscali) très contents. Ca aura une suite, forcément.
Je vous recommande l'article sur l'accessibilité du web aux non voyants sur le blog de Vincent.

14 octobre 2002

Contrainte

Bon. C'est bien ce que je craignais.
Ecrire chaque jour dans le blog est une contrainte assez dure.
Déjà 3 jours sans une ligne.
Il faut dire que j'ai quelques excuses : les répétitions du spectacle m'ont pris deux après midi, sans parler de la représentation elle même (un succès d'après les spectateurs, même si on s'est planté plusieurs fois).
Et puis je suis allée interviewer Jean-Michel Billaut sur l'expérience Hauts Débits à Pau et il faut bien maintenant rédiger l'article.
D'ailleurs, qu'est-ce que je fais sur ce blog, au lieu d'aller bosser ? Hein ?

09 octobre 2002

Vieille grille

La mise à jour d'octobre d'Internénettes est terminée. J'ai envoyé ce matin la newsletter aux abonnés par Splio.
Puis j'ai travaillé sur le tract à distribuer au prochain jeudi de l'Oulipo pour annoncer notre spectacle à la Vieille Grille (1 rue du Puits de l'Ermite Paris 5) qui aura lieu Dimanche prochain à 20h 30. Si vous venez, n'oubliez pas de réserver au 01 47 07 22 11, car la salle est toute petite. J'y avais vu il y a quelques mois un spectacle sur les Sonates de bar de Le Tellier. On servait aux spectateurs les cocktails dont la recette est décrite dans chaque «sonate». Excellent hips souvenir.

08 octobre 2002

Performatif

L'occasion créant le larron, comme j'écrivais un article sur les blogs, j'ai décidé de créer le mien, pour voir.
Je déclare donc ce blog ouvert.